On exalte le souvenir héroïque du sacrifice d’une petite nation en lutte contre de puissants Empires. Lorsque nous nous repliâmes, dans la seconde quinzaine d'octobre, les routes avaient un tout autre aspect. Toujours selon Doegen, les Russes sont ceux qui ont eu le plus de pertes à déplorer (la situation alimentaire des Russes qui ne recevaient pas de colis de leurs familles peut l’expliquer) avec un peu plus de 70 000 morts[76]. La Première Guerre mondiale, le front de l'Est en Streaming Disponible dans une option payante Documentaires - Grands conflits De 1914 à 1917, la guerre fait rage en Europe orientale entre les armées de l'empire allemand et de ses alliés et les soldats de l'empire russe. L’assassinat de l’archiduc autrichien François-Ferdinand à Sarajevo, le 28 juin 1914 est considéré comme le détonateur de la Première Guerre mondiale. En dépit de succès dans les premiers jours du conflit, les unités austro-hongroises, pour certaines d'entre elles trop avancées dans la profondeur du dispositif russe[39], doivent se replier rapidement sur des positions préparées sur les premiers contreforts des Carpates[45]. La révolution russe a été l’un des prétextes à l’impossibilité de les rapatrier. Elle sera maintenue jusqu’en février 1916. Ces annexions doivent être garanties par un affaiblissement durable de l'empire russe ; la demande de lourdes indemnités de guerre, et de moyens pour en garantir le versement, doit couronner cet affaiblissement, ces dernières devant être calculées afin de permettre la mainmise sur l'économie russe et sur ses positions à l'étranger[38]. Début 1915, l'offensive austro-allemande de Gorlice-Tarnów permet aux Empires centraux de s’avancer profondément en territoire russe et d’occuper la Pologne, alors que la Bulgarie se joint à leur effort militaire. Avec l'entrée de l'Empire ottoman dans la Première Guerre mondiale et l'appel à la guerre sainte lancé par le sultan contre les pays de l'Entente le 14 novembre 1914, les puissances centrales espèrent inciter les musulmans de l'Asie centrale russe et du Caucase à se révolter. Au cours de l'année 1915, le chancelier consulte les responsables en postes aussi bien sur le front que dans les provinces orientales de la Prusse : tous se prononcent pour des annexions plus ou moins importantes, en Pologne et dans les pays baltes, afin d'y implanter des colons allemands et organiser des États tampons plus ou moins autonomes[35]. Malgré tout, notent les attachés militaires neutres ou alliés en Russie, l’industrie a réussi, en partie, en 1916 sa reconversion à la production de guerre. Dès le mois de janvier, les opérations reprennent dans les Carpates, Conrad lançant trois vagues d'assaut contre les positions russes, considérablement renforcées, aboutissant à une guerre de position favorable à la défense. Après la conquête de la Pologne, Hindenburg et Ludendorff multiplient les attaques sur la partie nord du front, en Lituanie, enlevant la ligne du Niémen, Vilnius, mais échouant à écraser les troupes russes du secteur[53]. Mais la principale arme des puissances centrales pour contrer la Russie demeure l'encouragement aux mouvements séparatistes et centrifuges et révolutionnaires dans l'empire russe, maniée sans scrupules par le Reich, avec des réserves par les responsables austro-hongrois[25], tant que ces tendances autonomistes ne froissent pas les ambitions territoriales allemande. Dans les semaines qui suivent, conformément aux plans établis par le stratège austro-hongrois Conrad, la Roumanie est écrasée par une attaque coordonnée d'unités germano-austro-hongroises et bulgares ; cependant, étayée par des troupes russes et soutenue, à partir d'octobre 1916, par les conseillers militaires français de la Mission Berthelot, l'armée roumaine se replie dans l'est du pays[61]. La Roumanie est parallèlement en grande partie envahie et occupée. Dans la partie sud du front, les généraux russes bénéficient des erreurs tactiques et stratégiques des stratèges austro-hongrois. Face aux succès des puissances centrales, le commandement russe demande à ses alliés en France de lancer des offensives, afin de soulager les armées russes de la pression exercée par les armées adverses. Russie et alliés de 1905 au mois d’août 1914, Puissances centrales face à la puissance russe, Front de l'Est dans la stratégie générale des Alliés et des puissances centrales, Fin du conflit entre la Russie et les puissances centrales, « la taille gigantesque de la Russie, jointe au fait qu’elle s’industrialisait avec une vitesse stupéfiante grâce au soutien financier de la France - auquel une, on compte dans certaines unités un fusil pour trois hommes, De plus, la carence de réseau ferré dont les trains ne dépassent pas les, L’acharnement des combats à l'Est oblige les puissances centrales à étoffer sans cesse ce front en prélevant des unités de l', « Vers la fin de 1914, l’intensité de la lutte sur le front russe imposera à l’armée allemande une attitude défensive sur le front de France. En dépit de cette contrainte, les puissances centrales ne parviennent pas à mettre au point des plans de mobilisation et de conduite du conflit, Berlin et Vienne ne poursuivant pas les mêmes objectifs militaires dans le conflit qui s'annonce[12]. Lancée dès les déclarations de guerre qui déclenchent le premier conflit mondial début août 1914, la guerre à l’est de l’Europe est d’abord rythmée par une série d’opérations militaires de mouvement en Prusse-Orientale et en Pologne, à l’instigation des Russes qui défont plusieurs fois les Autrichiens en Galicie puis envahissent la Prusse-Orientale. Le mois de décembre s'achève cependant par une victoire austro-hongroise, menée en Galicie entre le 3 et le 14 décembre, sauvant Cracovie de la conquête russe, bloquant l'avance russe en direction de la Silésie; la victoire austro-hongroise n'est pas exploitée au maximum, faute de réserves opérationnelles[48]. Les puissances centrales ont infligé à l'armée impériale russe des pertes équivalentes à la moitié de ses effectifs combattants, que les renforts ne peuvent efficacement remplacer, essentiellement en raison du manque d'instruction[10]. Les Allemands parviennent à soulager, par une attaque en Prusse orientale, les défenses austro-hongroises des Carpates, mais ne parviennent pas à empêcher la chute de Przesmyśl le 22 mars 1915[51]. Non-déclarée et ne respectant aucune réglementation sur les quotas, cette exploitation de ressources incontrôlée... Nos formations "Apprendre et enseigner avec la radio", Politique de protection des données à caractère personnel, Cette page du site RFI SAVOIRS peut vous intéresser. Dès les premiers mois du conflit, le rapport de force militaire penche clairement en faveur de l'empire russe ; ainsi, à la fin du mois de septembre 1914, les russes alignent 90 divisions, péniblement contenues par 52 divisions austro-allemandes. Au sein des deux alliances, chaque belligérant ne mène pas, dans un premier temps, de guerre coordonnée avec ses alliés. Après un premier échec dans les Carpates durant le premier semestre 1915, une offensive est préparée conjointement par les commandements allemand et austro-hongrois ; placée sous le double commandement allemand et austro-hongrois, l'offensive de Gorlice-Tarnów débute le 2 mai 1915, le front est rompu le surlendemain, après une importante préparation d'artillerie ; rapidement la guerre de montagne se mue en Guerre de mouvement, les Russes multipliant les manœuvres de retraite savante, rétablissant leurs positions 160 km à l'Est de leur position de départ[24]. Le matériel d’artillerie est insuffisant, le réseau ferroviaire trop peu développé. Ces belligérants ont des difficultés à coordonner leurs opérations avec celles du front occidental. Les conditions de celui-ci étaient aussi défavorables que possible, par suite de l'état indescriptible des chemins et du mauvais temps. Débiteur des puissances centrales qui l'avaient soutenu pour sortir la Russie de la guerre, le gouvernement bolchevik leur abandonne les pays baltes, la Pologne, la Biélorussie et l'Ukraine, et signe le traité de paix le 3 mars[67]. À partir de 1915, les armées russes attaquent en priorité le front austro-hongrois, plus faible, obligeant régulièrement les Allemands à soutenir, par des transferts de troupes opérés aux dépens du front français, des unités austro-hongroises parfois en pleine déroute, comme en 1916 face à la poussée de Broussilov[16]. Ces assauts, destinés à dégager la forteresse assiégée de Przemysl, échouent face à une solide défense russe; la contre-attaque russe aboutit à renforcer le contrôle russe sur les cols, faisant peser sur la plaine hongroise une menace directe[52]. Dès 1914, les diplomates allemands incitent les peuples non russes de l'empire russe, de la Finlande au Caucase, à se révolter[29]. C'est pour l'essentiel une promenade militaire, « la guerre la plus comique que j'aie jamais vécue », selon le mot du général Hoffmann[66]. « Vers la fin de 1914, l’intensité de la lutte sur le front russe imposera à l’armée allemande une attitude défensive sur le front de France. Les négociations de paix débutent le 20 décembre dans la citadelle de Brest-Litovsk, siège du haut commandement germano-austro-hongrois pour le front de l'Est, dans une atmosphère cordiale, mais s'annoncent difficiles[69]. De 1914 à 1917, 1 800 transports alliés ont débarqué 5 475 000 tonnes de matériel destiné aux armées russes[43]. La Russie a pourtant été l’un des... En Serbie, les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale prennent une importance particulière. souhaitée], limitant ainsi les possibilités de formation des hommes appelés en remplacement des soldats tués, blessés ou faits prisonniers durant les 18 premiers mois du conflit[10]. Dans l’intérieur de la Russie, en mai 1916, on compte environ quatre millions de réfugiés, soit 5 % de la population totale. Au début du mois de juin, les unités russes s'élancent sur le front austro-hongrois, rapidement rompu par des percées répétées des unités russes déployées face aux unités austro-hongroises, dont certaines, composées majoritairement de Tchèques, désertent en masse pour rejoindre les Russes[16]. non conforme][49]. En 1917, les services d'espionnage austro-hongrois font preuve d'une telle efficacité qu'ils ne peuvent exploiter la masse de renseignements qu'ils collectent par le biais de leur système d'écoute en Russie[28]. Une armée austro-hongroise est encerclée au siège de Przemyśl et devra se rendre en mars 1915 sans que les forces austro-hongroises, lors de la bataille des Carpates, arrivent à la secourir. Nous avions travaillé dans le sens du progrès de la civilisation. Selon une estimation russe donnée en 2004, les armées russes perdent alors au moins 1,7 million d’hommes au combat (et 5 millions de blessés et mutilés) en trois ans de guerre (autre évaluation : 2,5 millions de tués et 3,8 millions de blessés) alors que ses effectifs maximum ont été de 5 971 000 militaires et qu'environ 15 millions de personnes ont été mobilisées au total, contre près de 1,8 million de tués pour les armées autrichienne et allemande sur le front russe (1,4 million pour l’armée française). Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ainsi, dès le mois d’août 1914, les services de renseignement austro-hongrois interceptent les communications, les décodent et fournissent aux militaires en situation de commandement de nombreux renseignements sur les mouvements de troupes russes[27], lors de chaque offensive russe, causant leur échec ou amoindrissant leur succès, comme en 1917[25]. Ainsi, le 21 novembre 1917, Lénine propose une négociation en vue de la conclusion d'un armistice[62], rendue publique le 30[68][68]. Le « royaume de Pologne » doit devenir le premier d'une série d'États tampons liés aux puissances centrales[34]. Si l'armée compte 4 millions d’hommes sous les drapeaux en 1914 et dispose de 27 millions de réservistes, plus de la moitié ne sont pas mobilisables car en sont exclus les fils uniques, les soutiens de familles et les sujets musulmans. Or, le programme de modernisation de l’armée lancé fin 1913 ne devrait être terminé qu’en 1917. Parmi les prisonniers de guerre austro-hongrois en Russie, un certain nombre étaient slaves et ont demandé à lutter contre l'Autriche-Hongrie pour abattre cet empire, qu'ils jugeaient oppresseur. Tout en esquissant des réformes, celui-ci tente malgré tout de respecter les engagements de la Russie vis-à-vis de ses alliés en poursuivant la guerre. David Fromkin note que « la taille gigantesque de la Russie, jointe au fait qu’elle s’industrialisait avec une vitesse stupéfiante grâce au soutien financier de la France - auquel une alliance la lie depuis 1892 -, était en train de faire de l’empire tsariste un rival potentiel de l’Allemagne en tant que puissance suprême du continent ». En décembre 1914, les Austro-Allemands oppose 101 divisions à l’armée impériale russe (dont 40 allemandes), et 97 à la France. Quant aux paysans, ils réclament le partage des terres. La grande route de Cracovie à Varsovie était, elle-même, défoncée jusqu'à hauteur du genou. Parmi ceux-ci, certains comme le croate Josip Broz Tito, ont rejoint les bolcheviks et combattu dans leurs rangs ; d'autres, comme les légions tchécoslovaques, ont combattu dans les rangs français ou russes blancs. Dans les premiers mois du conflit, marqués par une guerre de mouvement sur de vastes territoires, les militaires des puissances centrales doivent constamment affronter des unités russes plus nombreuses que les leurs[14] : à la fin du mois de septembre 1914, les germano-austro-hongrois disposent de 52 divisions à opposer aux 90 divisions déployées par les Russes, tandis qu'en décembre, 61 divisions sont déployées par les puissances centrales face aux 82 divisions russes[15].

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