L'empereur légitime, Carin, refuse de le reconnaître[14], et l'affronte sur la Morava. En 308 le vicaire d'Afrique, Domitius Alexander, se révolte contre Maxence, mettant en péril le ravitaillement de l'Italie[p 74]. Le brassage culturel qu'apporte l'Empire s'accroît, les religions venues d'Orient deviennent plus populaires dans l'Empire, en particulier le culte de Mithra parmi les militaires. En ce qui concerne la noblesse romaine, elle garde un immense prestige social mais perd presque toute son autorité politique. Tibère devient empereur en 14, succédant officiellement à Auguste car il est depuis 12 associé au gouvernement de l'Empire romain, détenant aussi l'imperium proconsulaire et la puissance tribunitienne[m 21],[p 22]. Écartelée entre peuples barbares et mainmise impériale, la Dacie romaine a connu une histoire mouvementée dont Yann Le Bohec nous dessine les grands traits. « Conquêtes Romaines » défini et expliqué aux enfants par les enfants. L'Empire entre en effet dans une période bien moins propice : ses voisins aux frontières semblent plus puissants, l'Empire doit faire face à des difficultés agraires, des famines, à l'épidémie de la peste antonine. Les frontières de l’Empire atteignent alors le Rhin et le Danube. Tibère revient d'exil après sept années et est adopté par Auguste[m 20],[p 8]. La prééminence de l'aîné, Constantin II, n'est pas reconnue[p 82], tous sont césars. De nombreux scandales éclatent, ainsi que le grand incendie de Rome, qui détruit la plus grande partie de la ville pendant près d'une semaine. Au IIe siècle, la superficie de l'Empire romain est à son maximum, et compte entre 50 et 80 millions d'habitants. La période dite du « Bas-Empire » ou de « l'Antiquité tardive » couvre près de deux siècles[N 2] (de 284 à 476 en ce qui concerne la Rome antique). L'Empire romain (en latin : Imperium romanum ; en italien : Impero romano) est le nom donné par les historiens à la période de la Rome antique s'étendant entre 27 av. C'est peut-être à cette occasion que Dioclétien fait promettre à Maximien d'abdiquer conjointement avec lui en 305, après avoir accompli ses propres vingt ans de règne[p 70]. Son but est de préserver l'Empire, d'assurer la paix interne et externe tout en consolidant le nouvel ordre politique. Cependant, contrairement à ces derniers, il n'est pas patricien et descend d'une famille de simples notables italiens. La période tétrarchique est marquée par un grand nombre de constructions militaires dans tout l'Empire[32] : la frontière un peu partout est renforcée par de nouveaux forts, des tours et des routes en rocades[p 67] — telle la Strata diocletiana en Syrie. Les colonnes des temples de Palmyre, le cardo d'Apamée sur l'Oronte, le poste frontière de Sergiopolis… autant de souvenirs de cette Syrie romaine qui fut, pendant plus de six siècles, au carrefour des cultures sémites, grecques et latines, route commerciale entre Rome et l'Orient, mais aussi protection contre les menaces parthes, puis perses. La fin de la proscription du christianisme par Constantin, puis son établissement comme religion d'État par Théodose Ier est le fait le plus marquant de la civilisation romaine dans cette période, l'Antiquité tardive. Philippe doit éliminer plusieurs concurrents avant d'être tué en affrontant Dèce. Constantin Ier règne alors seul pendant treize ans, jusqu'en 337. Constantin, qui considère tenir son pouvoir de Dieu, s'investit grandement dans les affaires ecclésiastiques[p 80]. Ou encore, comme l'écrivit le poète Horace : « Et la Grèce conquise conquit son farouche vainqueur, et importa les arts au sein du Latium sauvage ». Ils représentent l'empereur dans des vastes circonscriptions territoriales, qui regroupent plusieurs diocèses. On a émis de nombreuses hypothèses, religieuses ou pratiques, dont l'une est de vouloir éviter des successions « à chaud », après le décès d'un des augustes[p 72]. Il compte sur l'effet de surprise, la présence de ses éléphants, et espère obtenir le soutien des peuples d'Italie. L'institution des vicaires (responsables des diocèses) permet d'affaiblir également les préfets du prétoire, qu'ils remplacent dans leur zone géographique[p 65]. La victoire et l'armée deviennent la source de la légitimité des empereurs[11]. Il gagne la bataille, mais est assassiné peu après, et Dioclétien devient ainsi le seul empereur du monde romain[p 57]. Après son assassinat, l'Empire sombre dans une période bien plus troublée, traditionnellement qualifiée d'« anarchie militaire », terme cependant impropre car si le pouvoir impérial est parfois divisé, il n'est jamais absent. Le principe de l'hérédité, qui conserve toujours les faveurs des armées, est donc balayé[42]. Les deux césars protestent alors d'être maintenus dans des rôles subalternes. Pour beaucoup, s'il avait vécu plus longtemps, son règne aurait tourné au « néronisme »[p 43]. La période impériale fut aussi un temps de développement des échanges économiques, facilité par la construction d'un important réseau routier parfois encore existant. Entre 58 et 52 avant J.C., Jules César profite des rivalités entre les tribus Gauloises pour s’emparer de toute la Gaule. Les honestiores des provinces d'Occident et les dirigeants des peuples barbares voisins, acquièrent eux aussi la nobilitas qui les incorpore aux couches les plus élevées. Ensemble de routes et de forts sur 360 kilomètres, couvrant la Phénicie et le sud de la Syrie, conçu pour garantir le territoire romain contre les pillards arabes et les entreprises militaires perses. Marc Aurèle choisit son fils, Commode comme successeur. L'empereur ne retourne cependant plus dans la capitale où il est haï jusqu'à sa mort en 37, bien qu'il continue de mener l'Empire d'une main ferme et responsable[p 27]. La crise ouverte à cette date dure près de vingt ans, et ne prend fin qu'avec la réunion de tout l'Empire sous le pouvoir de Constantin. Il est reconnu sans problème par les prétoriens le soir même du décès de l'empereur, puis le Sénat, qui ne remettent pas en cause le caractère familial de la fonction impériale. La Germanie est péniblement conquise sous Auguste puis sous Tibère entre 12 avant J.C. et 16 après J.C., les Romains nouent des alliances avec les peuples. Ses rapports avec Cléopâtre ne furent pas seulement sexuels ; ils le furent même très peu, au moins par manque de temps, l'apprenti dictateur ayant beaucoup d'autres obligations. Les véritables successeurs auxquels pense Auguste sont les enfants de cette union, ses petits-fils Caius et Lucius, qui naissent respectivement en 20 et 17 av. Gallien (253-268) entame une mutation profonde de la stratégie militaire. Yann Le Bohec, La Dacie des Romains : des provinces éphémères. Ses successeurs, les empereurs Julio-Claudiens, suivis par les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. J.-C., il est membre du collège des pontifes depuis 45 av. La Gaule et l'Empire romain. Sur le plan administratif, Dioclétien multiplie les provinces pour rapprocher le gouverneur des cités, renforcer le contrôle sur ces dernières[21] et affaiblir les gouverneurs[22] — on passe ainsi d'une quarantaine de provinces en 284 à une centaine en 305. Marc Aurèle et Lucius Verus succèdent à Antonin. Le 20 novembre 303, pour la célébration des vingt ans de règne (vicennalia) du premier auguste, Dioclétien, le collège impérial tout entier se réunit — pour la seule fois de son histoire — et se rend à Rome[40]. En 390 avant J. L'Empire romain et la conquête romaine Plus au sud de la Gaule, en Italie, une puissante civilisation s’étend depuis le VIIème siècle avant Jésus-Christ. La qualification de limitanei (« troupes frontalières ») n'est plus péjorative par ailleurs : elle désigne simplement les soldats des frontières[55]. Celui-ci meurt l'année suivante, alors qu'il marche contre l'usurpateur, en désignant Julien comme successeur[p 87]. Mais très vite la situation se dégrade sur le Danube. Comme le souligne Jean-Michel Carrié, tout en tournant la page de la Tétrarchie, il ne ramène pas toutefois l'Empire à sa situation de 283. Sous son règne, dans plusieurs régions frontières, en Afrique et en Bretagne notamment, des fortifications importantes se développent, souvent appelées limes. Les Romains, eux, voyaient dans ce territoire d'immenses richesses mal gardées, si ce n'est par un passé prestigieux ; mais l'histoire n'était pas sans importance pour eux. Maxence, fils de l'ancien auguste Maximien, jaloux de la réussite de Constantin, prend le pouvoir à Rome le 26 octobre 306 grâce à l'appui des prétoriens et de la plèbe mécontente des impôts, en tant que princeps seulement. J.-C. correspond à l'octroi par le Sénat à Octave du surnom d'Augustus (« Auguste »), date traditionnellement considérée comme le début du principat. D’abord battu à Gergovie. Gratien est assassiné en 383[p 92] sur ordre de Maxime, proclamé en Bretagne. Il meurt après 18 mois de règne, en 363, dans une escarmouche (bataille de Ctesiphon) au cours de la retraite qui suivit une campagne contre les Perses. Yann Le Bohec, La Grèce romaine. Son règne voit le retour de la paix et de l'ordre politique[m 12]. Les hauts-fonctionnaires et certains comtes privilégiés participent au conseil privé de l'empereur, appelé consistorium (sacrum), « consistoire (sacré) ». Contexte historique[modifier | modifier le code] Histoire de la Gaule transalpine[modifier | modifier le code] Vers 80 av. J.-C., l'État romain s'est agrandi au point d'englober un territoire allant de la Maurétanie tingitane (Maroc) jusqu'à la Mésopotamie, et de la Britannie (Angleterre) jusqu'à l'Égypte, créant ainsi l'une des plus grandes entités politiques de l'Histoire, qui influença profondément le monde méditerranéen, sur le plan culturel, linguistique et finalement religieux, tout en assurant la conservation de la civilisation grecque antique reçue en héritage. En 297, Galère, accouru du Bas-Danube, est vaincu en Mésopotamie durant le printemps[19]. Une opposition se forme et Vespasien réorganise le Sénat à l'avantage des élites italienne, narbonnaise et hispanique, d'où proviendront d'ailleurs les Antonins[p 40]. Durant cette crise, le Sénat, qui a vu son pouvoir décliner sous les derniers Julio-Claudiens, se trouve impuissant. De plus, la famille impériale règne en maître absolu, bien que faisant preuve de bonne volonté et gouvernant avec sagesse. Néron fonde alors sa nouvelle politique sur l'exploit artistique, prenant part à des spectacles, chantant et jouant la comédie et de la lyre. Il prend le contrôle absolu de l'armée, 28 légions, dont il assure le financement et est protégé en permanence par la garde prétorienne, stationnée dans l'Urbs[p 4],[p 5] (jusqu'alors aucune troupe n'a résidé à Rome). À l'Est, il mêla, comme jadis à l'Ouest, des éléments de civilisation grecs et latins, mais la part grecque est devenue prépondérante. Le mode de transmission du pouvoir ne saurait donc être stable. Après la pacification des provinces conquises, les citoyens romains et les soldats ayant fini leur service (véterans) s'installent dans les villes subjuguées et, bénéficiant de plusieurs privilèges en tant que citoyens romains, développent l'agriculture et le commerce. Constantin obtient les diocèses des Pannonies (en) et de Macédoine (en), et les deux hommes élèvent au rang de césar leurs fils respectifs[46]. Le règne de Tibère, qui laisse un mauvais souvenir aux Romains, suivi par l'autorité tyrannique de Caligula, ainsi que la disparition du dernier représentant direct des Iulii, aurait pu mettre à mal le nouveau régime. J.-C. à 476 apr. Le premier est connu pour être un empereur-philosophe stoïcien. Néron accède au pouvoir grâce à sa mère qui a fait pression sur Claude pour faire de Néron son successeur et non Britannicus (qui est le fils biologique de Claude). Dans les années 327-329 il s'établit principalement sur la frontière danubienne, et il lutte contre les barbares, Goths notamment. Le 30 avril 313, Licinius vainc Maximin près de Périnthe, en Thrace[p 77]. Il adopte tout d'abord Tiberius Gemellus, avant de le faire assassiner pour trahison[m 25]. Même une encyclopédie allemande récente et sérieuse comme la Neue Pauly l'a tout simplement oubliée dans son volume trois, qui date de 1997. Très intelligente, la célèbre Cléopâtre avait vite compris que les Romains s'intéressaient à son pays et qu'elle ne pourrait rien faire sans eux. Dernière collaboration à cette page le 2 juin 2014 à 12:39. Pour Yann Le Bohec ou Jean-Michel Carrié par exemple, les unités dites comitatenses[N 18] sont des unités des armées frontalières qu'on a voulu honorer d'un titre spécial, et non des unités d'une armée centrale[53],[54]. Le trésor, vidé par le règne de Néron et lors de la guerre civile, accumule à nouveau des fonds[p 42]. La question de la succession demeure alors ouverte mais une guerre civile marquant la fin de la dynastie des Flaviens est évitée, contrairement à la fin de la dynastie Julio-claudienne. Yann Le Bohec, L'Illyrie-Dalmatie, ultime rempart de la romanité. J.-C., la situation institutionnelle n'évolue pas, avec le onzième consulat de l'empereur. Mais, d'un autre côté, ils admiraient profondément leur culture, à laquelle ils ont beaucoup emprunté, au point que quelques historiens ont pu considérer la civilisation romaine comme un simple « canton » de la civilisation hellénistique. Le récit de la guerre des Gaules est principalement basé sur l'œuvre de son principal artisan, Jules César, et ses Commentarii de Bello Gallico, qui sont considérés comme un ouvrage d'histoire. ... Jules César, et ses Commentarii de Bello Gallico, qui sont considérés comme un ouvrage d'histoire. Il ne lésine pas sur l'entretien des frontières et fait bâtir de nouvelles voies romaines[p 41]. L'Empire passe entre les mains de familles n'ayant jamais exercé la fonction impériale. Tout en maintenant le fonctionnement des anciennes magistratures et du Sénat, Auguste concentre tous les pouvoirs entre ses mains. Le cousin de Caracalla, Élagabal devient ensuite empereur mais tout occupé au culte du dieu du même nom il laisse le gouvernement à sa grand-mère, Julia Maesa. À la mort de l'empereur, la division du territoire opéré par ses fils fixe définitivement « le caractère régional de cette institution »[p 84]. Âgé de 56 ans, il a une grande expérience de l'administration civile et militaire[m 23] et met en place d'importantes réformes dans les domaines économiques et politiques[p 23]. En 293, devant l'échec face à Carausius, Dioclétien renforce la division des tâches : il donne à Maximien un adjoint qui porte le titre de césar, Constance Chlore et s'en choisit lui-même un, Galère[15]. Guerre des Gaules. Le dispositif militaire romain, et l'organisation du pouvoir impérial sont aussi très peu adaptés à une guerre simultanée sur deux fronts, en Orient et sur l'ensemble Rhin-Danube. Dans la continuité d'un effort commencé par d'autres empereurs, il s'attache à favoriser l'intégration des provinciaux, notamment par la création de colonies honoraires : alors que le terme colonie désignait le plus souvent l'installation de colons romains, il est désormais un titre honorifique concédé à une cité et qui donne la citoyenneté romaine à tous ses habitants. Dès le début de son règne, le pouvoir est exercé majoritairement par un régent : Stilicon. Il répartit plus en profondeur les moyens de défense, en plaçant des détachements (vexillationes) des légions frontalières à l'intérieur du territoire romain — à Milan ou Aquilée en Italie, ou Sirmium ou Siscia en Illyrie[p 50]. À la suite de l'ajout de l'Égypte en 30 av. L’Europe celtique de la protohistoire et la Galatie. Si l'Empire parvint, dans un premier temps, à repousser les envahisseurs, la crise du troisième siècle vit les frontières céder une première fois. Sur le plan fiscal, remettant en ordre un système éprouvé par l'anarchie militaire, et désirant procurer de nouvelle ressources à l'État[25], Dioclétien dès 287 réforme les impôts en créant la « capitation » (capitatio)[26], dont le fonctionnement est complexe et encore débattu aujourd'hui[p 66]. On trouve trace de lui au milieu des années 500, ce qui laisse à penser qu'il aurait survécu à Julius Népos. Maxime, reconnu auguste par Théodose Ier à la fin 384, étend son autorité sur les Gaules, les Germanies romaines, la Bretagne, et une partie de l'Espagne, et installe son quartier général à Trèves. Territoires conquis par Rome > Leather_kisses > Technologie. Pendant près de deux ans, la guerre civile affecte tout l'Empire qui vit dans l'incertitude en attendant la prise de pouvoir du plus fort. La succession impériale se fonde dès lors sur des principes héréditaires[m 20]. Ainsi, en 310, l'Empire compte sept augustes (car Maximien a repris une fois de plus son titre)[p 74]. Tous les chefs militaires, gouverneurs et vicaires sont nommés par l'empereur, et souvent pris dans l'ordre équestre, dont les membres doivent leurs privilèges à l'empereur[23]. C'est également à Constantin que revient la fondation de la ville de Constantinople, sur le site de l'ancienne Byzance, qui sera la capitale de l'Empire romain d'Orient jusqu'en 1453. Julien, cousin du défunt empereur, renonce au christianisme par amour de la pensée grecque[p 87], d'où son surnom « d'apostat ». Avec le temps, des arcs ont été construits à plusieurs endroits dans l'Empire pour commémorer des événements importants. Cet aspect a parfois été exagéré par les historiens qui ont décrit les Sévères comme une dynastie orientale, jugement considérablement relativisé aujourd'hui. De plus à partir de 250, l'Empire romain est touché par des épidémies qui entraînent, au moins régionalement, une dépopulation et une crise économique dont souffrent principalement l'Occident déjà ravagé par les incursions germaniques. Les règnes de Trajan et de son successeur Hadrien correspondent à l'apogée de l'Empire romain. Le 16 janvier, il reçoit le titre sacré « d'Augustus » sur l'initiative du sénateur Munatius Plancus[p 1],[m 4]. En Europe de l'Ouest et centrale, l'Empire d'Occident (800-924) des rois carolingiens, puis le Saint-Empire romain germanique (962-1806), dont les souverains se faisaient encore appeler « Empereur des Romains », se considéraient également comme les successeurs légitimes de l'Empire latin. Il déploie une grande énergie pour sécuriser la frontière face aux Daces et aux Sarmates. Le successeur doit être membre de la famille de l'empereur, et si ce dernier a un fils (naturel ou adopté), c'est celui-ci qui est le successeur légitime, aux yeux de tous[m 20]. En Gaule, le césar Constantin II se fixe, sur ordre de son père, à Trèves en 328. Des proches d'Aetius le tuent à son tour. Il rétablit l'ordre et la paix à Rome ainsi que dans les provinces révoltées. Cet article concerne la période de l'histoire de la Rome antique. Dèce est le premier empereur tué par des barbares, lors de la lourde défaite d'Abrittus face aux Goths en 251. Appuyée sur l'appareil administratif romain, extrêmement développé, l'Église acquit une place prépondérante dans tous les territoires romains avant d'être chassée, par l'expansion de l'islam, d'une partie de ceux-ci. Sur le plan intérieur, il accomplit une œuvre législative importante. Il s'attaque à reculer la frontière à l'Elbe et non au Rhin, et c'est Drusus qui lance l'offensive et conquiert les terres germaines[m 10],[p 15], puis Tibère lui succède à sa mort[m 9],[p 14]. Grâce à la collaboration de ces quatre hommes, la défense de l'Empire est assurée avec efficacité. Il périt des suites de ses blessures après la défaite de l'armée romaine marchant sur Ctesiphon. Si le terme de « consistoire » n'est attesté qu'à partir de Constance II, la réalité de ce qu'il désigne date de l'époque de Constantin Ier[pi 17]. La cour grossit par l'augmentation du personnel du palais (organisé autour de la « chambre sacrée » — sacrum cubiculum) et par la multiplication des comites[N 15], c'est-à-dire des « compagnons » (francisés souvent en comtes). Ce faisant, ils chassent les autres tribus qui se trouvent sur les territoires qu'ils traversent. Galère est rappelé sur le Danube, mais les quatre hommes ont eu le temps de se concerter en Italie du Nord. Son décès rétablit un pouvoir à quatre : sont augustes en Occident Constantin et Maxence ; en Orient, Maximin II Daïa et Licinius[N 11]. En mai-juin 238, Gordien III, le petit-fils de Gordien Ier devient empereur[7]. À sa mort, il n'y a déjà plus personne qui a vécu sous une République stable et prospère. Sur le plan militaire, Dioclétien revient à la stratégie du Haut-Empire de la défense aux frontières : les troupes sont positionnées en un « cordon frontalier »[24]. L'état le plus récent de la recherche relativise cependant le caractère général et continu de la crise. Il est resté dans l’historiographie comme le « meilleur des empereurs romains » (optimus princeps). Les premières années du règne de Néron, très jeune empereur de 17 ans, sont connues comme des exemples de bonne administration. Les tétrarques exaltent alors la tranquillitas, la « tranquillité » retrouvée dans leur propagande[20]. Dans l'Antiquité, le nom d'Illyrie désignait une région assez large qui comprenait la Dalmatie et des territoires situés au nord de cette dernière. Il domine par sa personnalité ses collègues, il est le plus ancien des augustes et il est qualifié de Jovius, « Jovien », c'est-à-dire « descendant de Jupiter », ce qui lui confère une primauté religieuse[17]. Valens est défait et tué à la bataille d'Andrinople en 378 par les Goths : c'est la fin du mythe d'invincibilité de Rome. Cependant le naturel inquiet de Domitien, sa tendance à voir des complots partout, sa violence et son autoritarisme assombrissent la fin de son règne. Lui-même, en divinisant son père adoptif Jules César, se place au-dessus des hommes[m 6],[p 20]. Seize empereurs se sont succédé, faits et défaits par le sort des armes. Les Celtes ont déjà appris à travailler le fer, ce qui leur donne un avantage considérable en leur permettant de fabriquer des armes encore plus résistantes. Constantin Ier a passé une bonne partie de son règne en campagne : contre les barbares et contre ses compétiteurs durant les guerres civiles de la Tétrarchie. L'empereur Hadrien s'attache à mener une politique plus défensive. Cette rénovation de la religion romaine traditionnelle à laquelle s'ajoute la puissance de l'empereur, se plaçant sous la protection de Mars et d'Apollon, devenant un élément essentiel dans la religion, permet aux Romains de penser que l'entente entre les dieux et les hommes est de retour, et que cette harmonie renaissante est annonciateur d'un nouvel âge d'or[m 17],[p 20]. En 392, Théodose publie une loi[60] qui condamne radicalement les sacrifices païens, même domestiques, interdit d'honorer les dieux Lares, de célébrer les Jeux olympiques[pi 21] et il nomme auguste pour l'Occident son fils, Honorius[p 94]. En 19 av. À cette époque, le pouvoir était devenu un régime absolu, avec une cour et un protocole de type oriental. En 297, Galère mène une importante campagne contre les Carpes et les Bastarnes sur le Bas-Danube, et les vainc, rétablissant la tranquillité dans la région pour une dizaine d'années[p 61]. Roger Rémondon analyse également la faillite du système dioclétianien par l'incompatibilité des deux règles sur lesquels il était fixé[41] : la cooptation, choix arbitraire et humain qui désigne les successeurs — et même les empereurs : Licinius en 308, qui est d'emblée coopté comme auguste —, et l'automaticité de la succession — les césars deviennent automatiquement augustes, et le plus ancien devient le primus Augustus, « premier auguste ». Lorsque Vespasien est proclamé empereur, et qu'il met fin au court règne sanglant de Vitellius, la population et le Sénat, las d'une nouvelle guerre civile meurtrière, accepte que ce soit la victoire militaire qui décide de celui qui deviendra empereur entre deux dynasties. D'autres, comme Jean-Michel Carrié, remettent en cause cette idée, héritée de Lactance notamment, et lui préfère une constante augmentation durant tout le IIIe siècle, stabilisée durant la Tétrarchie[34]. Sa mort, suspecte, prive l'Empire d'un appui solide et Tibère d'un successeur possible[m 23],[p 29]. Elle est constituée de troupes « palatines » (légions palatines et auxiliaires palatins)[56], et de la garde impériale du Bas-Empire (scholes palatines notamment). De plus, deux usurpateurs sont exclus de ces négociations : Maxence continue de gouverner l'Italie, et Domitius Alexander l'Afrique. Ils doivent faire face aux incursions des Alamans et des Francs en Gaule et à l'offensive du souverain sassanide Sapor en Syrie. Consulat de César et prorogation[modifier | modifier le code] César et l'Illyrie[modifier | modifier le code]. Ces pouvoirs militaires et civils sont légitimes, et il refuse le consulat perpétuel ainsi que la censure et la dictature, ce qui permet sous les apparences de maintenir les institutions républicaines[p 6], et met fin aux troubles à son retour à Rome[p 7]. En 2 av. D'autres appellations sont donc exactes : Les dates de début et de fin des périodes historiographiques de l'Empire romain sont discutées, et, comme tous les découpages historiques, celles-ci sont quelque peu artificielles. Les biens de la dynastie julio-claudienne sont versés dans le domaine public, l'empereur ordonne de nombreux cens et cadastre pour lutter contre les fraudes et pour que chacun paie son dû. Légionnaires comme auxiliaires reçoivent un salaire : c’est la solde. La Gaule du Sud est romaine depuis la fin du IIe siècle avant J.C. Le premier événement notable de son règne en tant que seul maître de l'Empire est la réunion du concile de Nicée en 325, que l'empereur a convoqué et préside. Du point de vue de la géographie, la Dalmatie est divisée en trois bandes parallèles à la côte. De la métairie d'Octave à la province romaine En 30 avant J. Cette manne lui permettait de nourrir le peuple romain et de conforter ainsi son pouvoir. Quoi qu'il en soit, cette force d'accompagnement des empereurs est faite avec les prétoriens renforcés par des détachements (vexillationes) des troupes frontalières, et elle est appelée comitatus[N 7]. Par une loi, il reçoit tous les pouvoirs qu'ont détenus les Julio-Claudiens. La paix étant revenu sous le long règne d'Auguste, la concorde entre les dieux et les hommes peut avoir lieu[m 6]. J.-C. En échange, le Sénat et le peuple de Rome lui octroient la puissance tribunitienne complète et à vie, base civile de son pouvoir, et un imperium proconsularius maius (plus grand que celui des proconsuls des provinces sénatoriales)[p 6],[m 4]. Le Sénat confère à Octave le titre « d'Auguste ». L'Empire est donc maintenant dominé par deux augustes seulement. Cette période, qui commence avec le principat d'Auguste et qui met fin à la République romaine, s'étend jusqu'à la crise du IIIe siècle, incluant le règne idéalisé de la dynastie des Antonins. Licinius est vaincu à Cibalae en Pannonie puis en Thrace, mais il coupe les arrières de Constantin[p 78]. Il est connu pour avoir publié en 212, le célèbre édit qui porte son nom donnant à tous les hommes libres de l'Empire la citoyenneté romaine. A lire. Après la mort de Britannicus en 55, Néron écarte sa mère, trop entreprenante, des affaires avant de la faire assassiner en 59. Les travaux les plus récents ont profondément remis en cause cette façon de voir les choses. Les fonctions de général en chef et de chef de guerre victorieux que tient traditionnellement l'empereur sont renforcées dans ces périodes de guerres incessantes, et la fonction impériale devient progressivement le sommet de la carrière militaire[10]. Ils ont fondé des villages grâce aux progrès de la culture et de l’élevage. Trajan est le premier empereur romain issu d'une famille établie dans une province, mais celle-ci est en fait originaire d'Italie et s'est installée en Bétique en tant que colons.   Modifications récentes, Wikimini, l'encyclopédie pour enfants écrite par les enfants  |. En 475, Flavius Oreste, ancien secrétaire d'Attila, chassa l'empereur Julius Nepos de Ravenne et proclama son propre fils, Romulus Augustule, empereur. Il est tué par les prétoriens et son cousin Sévère Alexandre lui succède pour un règne de 13 ans. En 30 av. J.-C., son premier choix est Marcellus, son neveu, qui épouse alors Julia, fille d'Auguste, mais il décède en 23 av. Environ une cinquantaine de territoires sont contrôlés par Rome en 200 après J.-C. Conquête de la Gaule. Mais ses deux mentors disparaissent : Burrus meurt en 62 et Sénèque se retire[m 27],[p 36]. L'année suivante il fait dresser un inventaire des biens des temples païens et confisque les métaux utilisables, pour lutter contre la crise financière (l'empereur dépense beaucoup)[pi 11].

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