Un trou bien rond, bien noir, dans lequel il ne vaut mieux pas tomber. chuchote la grand-mère. Il a senti le petit faible de sa fille pour le jeune héros. Toute discussion serait inutile, Sélénia le sait déjà. La lumière chaude des lampions donne au lieu une ambiance plus feutrée et sûrement plus propice aux rencontres. « J'ai dormi comme une pierre ! lance-t-il avec assurance. On allume la tresse, on la jette et cela propage une langue de feu sur tout ce qui bouge et même sur ce qui ne bouge pas. Bétamèche rigole et se ressert. - J'y mets cependant une condition, ajoute le Roi, provoquant un suspense qui n'est pas pour lui déplaire. Estomac vide n'a pas d'oreilles. Le yéti est revenu. Je suis sûr qu'il s'en tirera ! Tu as pied !!! Elle est au bout d'une branche, juste au-dessus d'un petit lac, calme à souhait. Il essaye de contenir sa joie, car le temps presse. lance Darkos comme une plaisanterie, en faisant tourner le couteau entre ses doigts. Ce sont des Moufs-moufs de première qualité. La Mamie pousse la porte d'entrée d'un coup de postérieur. Le nain de jardin cache un trou dans lequel il faut glisser la longue-vue, tête en bas. - Fais un vœu d'abord, lui suggère sa Mamie. Arthur n'en croit pas ses oreilles. Arthur tape comme un fou sur un piston enfoncé dans le mur. Ensuite, il déplie le parchemin sur lequel se trouvent les instructions. Furieux, le séide tente de dégager son arme en tirant dessus. note Arthur qui cherche de son côté. C'est moi ! lui répond Arthur, perdu dans l'alcool. La créature est toujours debout sur l'accordéon à rayures. Même dans ses rêves les plus fous, il n'aurait pas cru cela possible. Bien sûr. Ça change de l'éternelle douche et son rideau collant. Ça sert à transporter l'eau. se renseigne machinalement sa mère. Ça y est, j'ai pigé ! L'animal vole n'importe comment, perdu dans les indications confuses que lui donne son pilote. Il s'agit d'une porte immense qui mange une bonne partie de la façade du palais. Tu ne peux pas ralentir un peu, s'il te plaît ? Le chien lève une oreille. Le jour de mon anniversaire ! Chaque jeune pousse de radis se trouve ainsi agréablement rafraîchie. Arthur est emmitouflé sous la couette, recroquevillé au milieu du lit, ne laissant apparaître aucune partie de son corps. La voix de Darkos résonne jusque dans le sous-sol, là où nos trois héros ont pris la fuite. Un ciel d'azur veillant sur elle, des petits nuages en coton prêts à jouer les sauveurs. - La Générale électrique Davido, précise le technicien. - Je l'ai pas depuis longtemps. Arthur se met en position à côté de Sélénia, tandis que les séides se déploient afin d'encercler le couple. Arthur se penche sur la carte et essaye de comprendre, malgré l'échelle, où il se trouve. Arthur ne semble pas bien comprendre pourquoi sa mère réfute avec énergie ses solutions pleines de bon sens, mais les adultes ont souvent des raisons qui échappent à toute logique, c'est bien connu. Son costume baroque rappelle l'époque du Vérone des Montaigus. Sélénia s'approche à son tour, tend calmement les bras vers l'épée et s'apprête à poser sa main sur la poignée quand Bétamèche intervient. À première vue seulement. L'eau commence à rentrer par les joints, par le trou d'épée. Un claquement sourd et hermétique vient marquer la fermeture. - Je suis un grand travailleur ! Quatre couleurs fondamentales qui doucement s'alignent et forment une lumière blanche et parfaite, comme un gros projecteur prêt à reproduire fidèlement l'image transportée par les miroirs. « Trente-et-un juillet ! - Même s'il est encore jeune, Bétamèche est le prince de ce royaume et il sera amené lui aussi un jour à gouverner ! - C'est un collègue de Grand-père, lance-t-il avec assurance. Lui qui gardait l'entrée avec fierté, comment son maître a-t-il pu réussir pareil tour de magie ? Le chien remue la queue, trop content de sa blague. Quant à aujourd'hui, votre visite est importune. Et alors ? Un tour dans cet astronef, digne des pionniers de l'espace, est toujours une aventure pour lui. La grand-mère n'a pas bougé, figée par l'inquiétude. - T'as toujours de bonnes idées, toi ! demande Arthur, pas loin de s'affoler. C'est fou comme il me ressemble ! », demande le séide à sa monture. « Je... Je dois faire une course en ville », dit-elle, mal à l'aise. Regarde tous ces dessins ! dit-il naïvement. - Je ne sais pas si tu ferais un bon prince, mais en attendant, tu es vraiment le roi des gaffes ! Le Koolomassaï est en plein baratin, version grand tourisme. Il vole ! Il monte avec précaution sur son échafaudage et glisse la canne à pêche par le petit trou. - Je sais ! Il est minuit moins le quart. La foule semble partager le sentiment de son Roi. Ils sont magnifiques, sauf... celui qui manque. », dit-il en attrapant à nouveau les rênes. Davido lâche les chevaux et traverse le jardin, suivi de son épais nuage qui vient se coller sur tout le linge à sécher, Arthur et sa grand-mère sont couverts de poussière ocre. - Toi qui sais tout, tu sais où il va, ce cours d'eau ? - Excuse-moi Mamie... J'étais en Afrique. - Dépêche-toi. La Mamie jette un coup d'œil à son petit-fils. Cet empressement n'est pas pour déplaire à la grand-mère, qui va pouvoir maintenant sortir son paquet mystérieux et le cacher tranquillement à l'intérieur de la maison. Des mots qui en cachaient d'autres. « Passeur ! On ne t'a jamais appris à surveiller ton langage ?! « Sauf erreur de ma part... Il manque 3 € », lâche l'huissier. - Ah bon ? La nuit tombe davantage et couvre la fuite du criminel. Un ultime miroir permet au reflet d'atteindre le projecteur, qui renvoie l'image sur l'écran géant. Comme Arthur ! Palmito, tout penaud, disparaît dans le palais. Bétamèche arrive au bar et bouscule le voleur de couteau, qui s'éclabousse avec son Jack-fire. lance le patron qui joue l'impressionné. On y verra plus clair. Le trou est légèrement trop petit. Il avait creusé un puits super-profond et inventé tout un système avec des bambous pour transporter l'eau, à plus d'un kilomètre ! - Je ne l'ai jamais su, répond la grand-mère, apparemment sincère. - C'est un système d'irrigation. « Le petit-déjeuner est servi ! Arthur reste une seconde comme ça, ces deux colis dans les bras, à sourire bêtement. Il se jette sur la fente minuscule à la jointure de la noix, et il essaye de localiser la voix. - ... Effectivement, ça désaltère ! Le conseil t'attend. Elle sort son épée, attrape les étamines et les coupe à la base. Pas loin, s'exclame l'antiquaire. Qui sont ces gens-là ? Le petit prince exhibe fièrement son couteau, vaguement suisse, et commente les fonctions. « Oh non ! Sur la première terre, celle des Minimoys, le jour se lève aussi et un rayon vient caresser le haut du coquelicot. « Où est-il passé ? - Le prochain départ est dans huit minutes ! Elle a de la peine pour cette femme et semble se demander comment elle fait pour être encore debout. Son poursuivant le prend en pleine figure, stoppé net dans sa course. Cela ressemble plus au marché aux poissons qu'à l'Assemblée nationale. La Mamie pose gentiment la main sur le visage de l'enfant. répond Arthur, un peu inquiet. Il lâche doucement la balle, qui roule sur le bout de bitume, passe sous la vraie voiture et vient se placer sous le pied de Davido qui s'apprêtait à descendre. » Arthur fouille ses poches et en sort la fameuse clé, toujours reliée à son étiquette. », lance le Roi, comme le signal pour un joyeux chaos où tout le monde peut s'exprimer sans vraiment dialoguer. Comment ça va ? assure Arthur qui découvre l'homme avec surprise. - Tu sais, avec le système de Grand-père, on peut faire pousser tout ce qu'on veut, pas que des radis ! », dit le séide en ricanant. Sélénia s'inquiète et se fait toute petite. La campagne était belle, comme tous les matins de ces longues vacances d'été dont même les oiseaux semblaient profiter paresseusement. L'enfant, du fond de sa noix, ne risque pas de l'entendre. Si après-demain, à midi, tu n'es pas de retour, la porte se refermera... pour mille jours ! Arthur part en arrière et tombe, malgré lui, de l'animal. Ça fait toujours des dégâts, quand on insulte Darkos, surtout devant tout le monde. - Le Roi, le Roi ! réplique Arthur, avec bon sens. Faites qu'Arthur soit amoureux de ma sœur si gentille ! - C'est peu d'argent pour trente ans de souvenirs. Je sens qu'on va bien s'entendre tous les deux ! Il tire tant qu'il peut sur les rênes qui finissent par lâcher. Sélénia lève le menton, comme seules savent le faire les princesses. Le Roi s'approche de lui, un sourire très paternel au coin des lèvres. Arthur et son monstre incontrôlable foncent droit sur un autre séide, qui brandit une « boule de mort ». La pendule continue son implacable mission et affiche maintenant vingt-trois heures cinquante-sept. Arthur déplie son tapis et les cinq branches s'étalent autour de la longue-vue. La Mamie décroche le téléphone et constate effectivement que la ligne est coupée. On n'en est qu'au début ! Mais Bétamèche insiste. -... Si tu veux, concède la Mamie, amusée. De toutes façons, même s'il avait la parole, Alfred sait très bien que la Mamie ne le croirait jamais. Mais Archibald ne lui a jamais fait vraiment confiance et il avait bien raison. Le dessin est au crayon, plutôt mal fait, ou en tout cas à la va-vite. Bétamèche doit vraiment nous accompagner ? - J'y veillerai, lui répond la grand-mère, trop émue pour soutenir son aimable regard. Il n'y a pas vraiment de place pour la futilité quand on vit aussi loin de tout. lâche Arthur, très inquiet de cette pression qui monte. Sélénia, elle, a tourné le dos à l'écran en signe de contestation. Je vous rejoins ! - Ben oui ! Ils s'approchent d'une énorme pile d'un volt cinq et la font rouler jusqu'au réceptacle à piles. Arthur lui fait signe de laisser tomber. », lui hurle Arthur en mettant ses mains en porte-voix. « Il nous faut de la lumière », confie-t-il à Alfred qui le suit partout. Les travailleurs accélèrent pour montrer leur bonne volonté, mais le cœur n'y est pas. - Il n'a pas plu depuis un mois, lance Arthur du haut des escaliers. « Vous devriez le mettre à sécher lui aussi ! Tous ces événements ont dû le perturber. Arthur grimace : « Pas si simple quand même », semble-t-il répondre à son grand-père. « Miro ? Tu as raccroché au nez de ta mère ?! Il tend la feuille à la Mamie qui la saisit et chausse ses petites lunettes. Je veux dire : moi je suis un garçon, mais... Une petite fille comme les autres, dans mon quartier ? - No problemo ! L'intérieur est décoré sobrement mais avec goût. - Jamais ! La coquille, le grain de sable qui ferait capoter toute son entreprise. Arthur regarde la scène de son canapé. Il y a tout le plan ! interroge le patron. Deux gardes soulèvent l'énorme besace, tandis que Bétamèche se glisse dans les bretelles. Pour faire bonne figure, l'enfant met son bâton en avant et prend l'air vaguement méchant. Son ancienne monture a pris feu et descend en piqué vers le Roi. - Le soleil est là. Il finit par atteindre sa voiture, claque la porte sur le bas de sa veste et démarre dans un nuage de poussière. - Excusez-moi, dit-elle en exhibant nerveusement la petite carte de visite. C'est dans ma nature. Alfred couine un peu, sûrement par jalousie. », hurle Arthur qui ne peut éviter la chute. Sélénia l'a vue. Je suis la princesse Sélénia ! Arthur part en courant joyeusement vers sa chambre. - Je ne fais qu'appliquer vos consignes, mon seigneur, lui répond Max, dévoué comme un séide. Si les mots peuvent en cacher d'autres, quelle est l'énigme qui se cache derrière ces mots-là ? Arthur est furieux, frustré, anéanti par toutes ces injustices qu'il supporte maintenant depuis si longtemps. En plus, vous tombez bien, c'est plutôt calme en ce moment : je n'ai que cinq femmes ! - C'est un mal nécessaire, lui répond le vieil homme. - Rapidement, je pense ! « Patrouilleur à central ! Tu ne comprends pas ! hurle-t-il avant de disparaître, englouti par la nuit et la boue. Les deux séides descendent de leur monture et défouraillent leur épée. », se dit-il à lui-même, comme un défi. « Comment un tel chaos ne l'a-t-il pas réveillée ? Bétamèche récupère son couteau qui lui est resté dans les mains. Alfred baisse les oreilles et prétend ne pas être au courant. lâche Bétamèche en guise d'excuses. Le ver passe devant la noix et lui donne, malencontreusement, un coup d'anneau. - C'est pour cela que je vous propose un petit galop d'essai ! - Voilà un malheur encore plus grand que celui que nous craignions, murmure le Roi. Tout est en ordre ? lui lance le vieux Minimoy qui vient d'apparaître derrière le comptoir. Et si on arrive jusqu'à eux, je suis sûr qu'ils sauront nous guider jusqu'au trésor de Grand-père ! Elle remonte le long de sa corde à linge et fait coulisser un drap, pour prendre un raccourci. », se dit-elle en grommelant. ajoute Bétamèche, s'allongeant dans le creux de la paille. L'antiquaire a tourné la tête, comme un renard par l'odeur alléché. En tout cas, le double sens. Elle insiste, par principe. - Dépêche-toi ! Les premières étoiles scintillent. Il a trois séides autour de lui qui n'ont plus du tout envie de jouer. Avec regret, Arthur sort le papier de sa poche et le tend à l'antiquaire qui aussitôt le met dans la sienne. - Il y a beaucoup de problèmes, ici, à la ville. Bétamèche ouvre sa cage et le mâle rejoint immédiatement sa femelle qui se jette amoureusement dans ses bras. D'un seul coup, surgissant de la pluie battante, un énorme bourdon vient percuter la noix. Dressées et harnachées pour la guerre, ces bêtes ont été lobotomisées dès leur naissance pour être plus dociles. Arthur n'aura pas la politesse d'insister. s'étonne-t-elle. Arthur se souvient d'un seul coup : « Ah ! Arthur hurle et fait de son mieux pour contrôler la voiture qui tourne autour de la maison. Arthur, vexé, gonfle ses petits poumons et charge les séides, son bâton en avant. Je retourne me coucher. Visiblement, il essaye de lui faire comprendre quelque chose. La dernière image qu'il emportera sera donc la mine réjouie de ce satané lutin. Arthur tire de toutes ses forces pour séparer deux chariots métalliques, visiblement fous d'amour. », s'écrie Bétamèche, tétanisé. - Qu'est-ce que tu fais, mon chéri ? Le séide attrape comme il peut les premières, mais il ressemble à un skieur face à une avalanche. Le gamin se redresse en sursaut, en désordre, en pleine bataille. De chez Arthur ! Il se sent encore plus petit que le nain de jardin. lui répond le technicien au moment où la lumière s'éteint dans toute la maison. Elle sort un pic du couteau et le plante dans le sol. Il faudra faire vite, on n'aura que quelques secondes ! - Et... Sélénia ? Elle se penche derrière l'imposant comptoir en bois du Liban et en sort un colis, enrobé dans un sac en papier.

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